mer 27 octobre 2010

Ne lachons rien !!

 

Le refus des bureaucraties syndicales, le matraquage médiatique et le gouvernement n’ont pas encore réussis à abattre le mouvement social, la lutte continue !

  

La casse actuelle des retrai­tes est une étape sup­plé­men­taire dans l’offen­sive que mène la bour­geoi­sie pour s’appro­prier une part tou­jours plus impor­tante des riches­ses que nous pro­dui­sons, une part tou­jours plus impor­tante de nos vies, nous rédui­sant à l’état de mar­chan­dise. Ce que le sys­tème capi­ta­liste appelle le profit, qu’il légi­time au non de la pro­priété privée, c’est un racket orga­nisé de notre tra­vail, de notre temps de vie, de nos corps.

La bour­geoi­sie s’appro­prie chaque jour une part de notre vie, mais aussi des riches­ses que nous pro­dui­sons. Ce que le sys­tème capi­ta­liste appelle le profit, qu’il légi­time au non de la pro­priété privée, c’est un racket orga­nisé de notre tra­vail, de notre temps de vie, de nos corps.

Les luttes ouvriè­res et les luttes popu­lai­res ont permis, par le rap­port de force, de faire recu­ler la pré­ca­rité capi­ta­liste, en arra­chant au patro­nat et aux action­nai­res une partie de ce qu’ils nous volent. C’est ce que n’a jamais accepté la bour­geoi­sie, qui n’a eu de cesse de vou­loir se réap­pro­prier une partie des riches­ses socia­li­sées dans la sécu­rité sociale.

A l’aide des exo­né­ra­tions de coti­sa­tion patro­na­les, l’Etat a créé arti­fi­ciel­le­ment un trou, comme les capi­ta­lis­tes savent orga­ni­ser arti­fi­ciel­le­ment la faillite des boites dont ils sou­hai­tent se débar­ras­ser. En orga­ni­sant le défi­cit, il a pu ainsi s’atta­quer au sys­tème de retraite, d’abord en sub­sti­tuant au finan­ce­ment patro­nal un finan­ce­ment par les sala­riés (par les coti­sa­tions socia­les et les impôts), puis en dimi­nuant les pen­sions, notam­ment au moyen de l’aug­men­ta­tion des annui­tés et de l’âge de départ à taux plein. Il uti­lise également le report de l’âge de départ pour accen­tuer la durée d’exploi­ta­tion des indi­vi­dus.

Le seul moyen de pou­voir dépas­ser cette situa­tion d’exploi­ta­tion, d’appau­vris­se­ment et d’alié­na­tion que nous subis­sons, est de déve­lop­per la soli­da­rité et l’entraide dans les luttes et dans nos quo­ti­diens en vue d’une société fondée sur l’égalité économique et sociale et la liberté. Dans cette opti­que, nous par­ti­ci­pons au déve­lop­pe­ment des luttes en sou­te­nant les tra­vailleurs et les tra­vailleu­ses en grève devant les piquets de grève, devant les boîtes, en aidant à la mise en place d’assem­blées géné­ra­les indé­pen­dan­tes des bureau­cra­ties syn­di­ca­les. Nous devons, plus que jamais, main­te­nir et déve­lop­per notre pres­sion sur l’état, la bour­geoi­sie et le patro­nat pour un retrait pur et simple, sans négo­cia­tion ni com­pro­mis du projet de loi sur les réfor­mes.

Cette lutte s’ins­crit dans notre pers­pec­tive d’une société gérée direc­te­ment par les tra­vailleu­ses et les tra­vailleurs, fondée sur la pro­priété com­mune des moyens de pro­duc­tion, afin d’éviter toute appro­pria­tion du pou­voir, des riches­ses et de nos vies par une mino­rité domi­nante.

Une lutte n’est perdue que quand on l’abandonne ! Toutes et tous ensemble grève générale ! Bloquons le pays !

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Mesures d’excep­tions pour une répres­sion sans pré­cé­dant ou com­ment tuer le mou­ve­ment et faire du délit de faciès
La répres­sion mas­sive mise en place à Lyon, la semaine der­nière, avait pour but de casser le mou­ve­ment mais aussi de dia­bo­li­ser une partie des mani­fes­tants et des mani­fes­tan­tes. Pour cela, des mesu­res d’excep­tions de répres­sion mas­sive ont été ordon­nées par la pré­fec­ture, fai­sant de Bellecour, une garde à vue à ciel ouvert. Ces mesu­res remet­tent ainsi en ques­tion la liberté de mani­fes­ter, de se dépla­cer libre­ment et de faire grève.

Quelques chif­fres :
Plus de 280 arres­ta­tions en une semaine ;
Des com­pa­ru­tions immé­dia­tes à la chaîne avec des peines allant de 1 mois avec sursis à 6 mois fermes ;
620 per­son­nes par­quées comme des bêtes sur la Place Bellecour pen­dant 5 heures :
- des dizai­nes de per­son­nes bles­sées (gaz & fla­sh­ball, entre autres)
- 92 per­son­nes embar­quées par la police,
- 34 gardes à vues.
Infos et témoi­gna­ges sur Rebellyon.info

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Ne lachons rien ! tract CGA-Lyon 28/19/2010

P.-S.

Coordination des Groupes Anarchistes

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Permanences tous les samedi 15h-19h
Émission Idées Noires, tous les mercredis 20h-21h