mer 5 juin 2013

Résistances Libertaires n°2

Voilà le deuxième numéro de Résistances Libertaires !

Bonne lecture !

 

 

Article 1 : Toujours mobilisé-e-s contre le racisme et la xénophobie d'Etat !

 

Le samedi 25 mai avait lieu une manifestation du Réseau Éducation Sans Frontière 69.

 

Elle visait à dénoncer la politique menée par le gouvernement socialiste dans la continuité du gouvernement précédent.

 

La circulaire de novembre 2012, abusivement présentée comme de « régularisation », n'a marqué aucune rupture réelle avec la politique xénophobe menée depuis des dizaines d'années : contours plus que flous avec des critères restrictifs, exclusion des jeunes majeurs ainsi que les travailleurs et travailleuses sans papiers de son champ d'application.

 

Quelques mois plus tard une nouvelle circulaire sort et explicite clairement comment expulser plus et mieux. Par ailleurs M. Valls prétendait qu'il n'y aurait plus d'enfants enfermés dans les centres de rétention : un mensonge de plus de la part de l’État, puisqu'en janvier 2013 à Metz mais aussi à Rennes des enfants se sont retrouvés en CRA. M. Valls a décidé de ré utiliser les vieilles ficelles en tentant de faire arrêter, via le préfet du Gard, 2 enfants à l'école début mai.

 

Resf69 a voulu réagir pour demander encore et toujours la régularisation des sans papiers, de ceux et celles qui vivent ici , ont été ou sont scolarisé-e-s ici , élèvent leurs enfants ici. Cette manifestation a été préparée en amont par plus de 150 personnes, familles sans papiers et soutiens durant la journée du 8 mai. Le groupe de Lyon de la CGA y a apporté son soutien concret et militant.

 

La manifestation en tant que telle , fut colorée, joyeuse, animée et surtout revendicative «  Jeunesse sans papier , quel avenir ? » «  traqués , enfermés, expulsés, ça suffit, ! Des papiers pour tous ». Elle a réuni environ 450 personnes. Elle s'est terminée avec la chorale des Sans pap'Yé . Une chorale à l'initiative de certaines personnes d'RESF69 regroupant des personnes avec ou sans papier, qui aurait du chanter dans le cadre d'une initiative de la ville de Lyon mais qui au dernier moment à été jugée trop 'politique' par la mairie PS.

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Article 2 : Quand les droits des femmes reculent

 

Depuis plusieurs mois, les salarié-e-s des Hospices Civils de Lyon ne savaient pas à quelle sauce ils et elles allaient être mangé-e-s. En effet, sur Lyon les restructurations vont bon train : il y a 4 ans, l’hôpital Hôtel Dieu fermait et transférait son centre IVG vers celui de l'hôpital Édouard Herriot, et le 19 avril 2013 celui de l'hôpital de la Croix Rousse est lui aussi « restructuré ».

 

Par « restructuration », la direction entend démanteler le service dédié aux IVG (comprenant une prise en charge par du personnel formé, des lits dédiés... bref, un lieu unique pour un parcours particulier)... pour le remplacer par de l'hospitalisation en gynécologie ! Et ce au nom de la « mutualisation des compétences ». Sans surprise, et de jour en jour, la situation se dégrade : moins de recours à des vacataires pour les IVG, mais appel à des assistantEs programméEs ne pouvant pas intervenir, baisse de la qualité de l'accompagnement des femmes, absence de lits dédiés malgré les promesses des HCL, environ 20 jours de délais pour une première consultation dans certains CIVG... Bref, les femmes voient leur parcours morcelé entre plusieurs lieux, avec des interlocutrices/teurs différentEs, multipliant les risques de culpabilisation. Et tout ceci au nom de la rentabilité économique.

 

C'est la raison pour laquelle au petit matin du 19 avril, des membres du collectif de défense de l'IVG sont allés accrocher des banderoles et des affiches autour et dans l'hôpital de la Croix-Rousse, afin de dénoncer cette nouvelle restructuration. A ce jour, l'hôpital de la Croix-Rousse cherche à facturer au collectif ou à ces organisations membres ce qu'il considère comme une dégradation...

 

Le corps des femmes n'est pas une variable économique !

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Article 3 : "Monsanto, leader en opacité" ou "Lutte contre Monsanto dans l'Aude"

  

Dans l'Aude, la présence de Monsanto, situé dans la commune de Trèbes à 10 km de carcassonne, est peu connue de la population. Fin 2012 un projet d'extension de leur site, négocié entre les élu-e-s locaux et l'entreprise va lui donner un peu plus de visibilité.

 

En effet, ce projet, qui prévoit 60 silos de stockage supplémentaires rencontre une opposition de la part des riverains. Constitués en collectif, leurs questions posées à la direction de Monsanto comme aux élu-e-s ne rencontrent aucune réponse satisfaisante, ils saisissent alors le tribunal administratif pour réclamer l'arrêt immédiat des travaux d'extension (l'audience est prévue pour le 4 juin 2013).

 

D'autre part, les Faucheurs Volontaires lancent une action courant avril 2013 contre Monsanto dans le but de pénétrer à l'intérieur de l'usine et d'y faire une « inspection » (en janvier 2012 une action similaire avait permit d'y trouver du maïs ogm MON810, qui à l'époque et en lien avec d'autres faits motivera le gouvernement français à en interdire la culture).

 

Cette fois-ci, les gendarmes, toujours prompts à protéger la propriété privée, nous attendaient dès l'aube, une trentaine de militant-e-s réuissira à franchir les barrières pour pénetrer sur le chantier mais le dispositif policier nous empêchera de rentrer à l'intérieur même de l'usine.

 

Le 25 mai, journée internationale contre Monsanto, une centaine de personnes manifestent autour de l'usine, scandent des slogans anti-OGM et rebaptisent la ville MONSANTOX en remplaçant les panneaux à son entrée.

 

Bien qu'il y est peu de chances pour que le projet d'extension (déjà entamé) soit bloqué, ces actions permettent de mettre en lumière les pratiques opaques du « leader » de semences OGM, de porter le débat sur le bien-fondé de sa production, et des décisions politiques sans concertation.

 

Avec ou sans concertation publique ce sont ces décisions, et par conséquent leurs auteur-es, dont nous souhaitons nous affranchir...afin de décider par et pour nous même!

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 Article n°4 : Le mouvement des veilleurs à Montpellier : prières de rue et intégrisme religieux 
 

Avec les mobilisations contre le mariage pour tous, les réactionnaires ont investi la rue. Parmi les plus radicaux et les plus convaincus d'entre eux,  s’est développé un mouvement national de prières de rue : « les veilleurs». Sous prétexte de «défendre le droit des enfants à avoir un père et une mère», on assiste à des manifestations de catholiques intégristes au sein même de l’espace public avec prêtres, récital de la Bible, cierges… Étonnant quand on sait que ce sont les mêmes personnes qui critiquent violemment les prières de rue des personnes de confession musulmane (alors que dans le dernier cas, ce n’est pas de la provocation mais uniquement lorsqu’il n’y a plus de place dans les lieux de culte) ! A Montpellier, les prières de rue se tiennent place de la préfecture, le plus souvent le mardi. Elles sont orchestrées par une paroisse nommée Saint-Paul Cœur d'Hérault. Ces ultra-catholiques, non contents d'y diffuser leur prose obscurantiste, font aussi étalage des rendez-vous portés par les fascistes locaux de la ligue du midi. 

Les groupuscules identitaires et nationalistes profitent de cette occasion pour réaffirmer leur volonté d’imposer par la force leurs idées d’une France ou d’une région « purifiée ». Sous couvert de tradition et de nostalgie, ils propagent le racisme et la haine. 

  

 Ce sont ces deux mêmes courants qui participent aux mouvements « pro-vie » contre le droit à l’avortement ou qui cautionnent les agressions violentes et récentes (ou non) contre les LGBT (Lesbienne, Gay, Bisexuel–le, Transexuel-le) dans la rue, les bars…Nous nous mobilisons contre cette idéologie et ces actions de rue au sein du  collectif anti-fasciste héraultais pour réaffirmer qu'en aucun cas nous ne laisserons se développer ces discours homophobes, conservateurs et hétéro-normés portant aux nues les valeurs patriarcales que nous dénonçons.

 

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