mar 28 mai 2013

[Saint-Denis] La rénovation ne se fera pas sur le dos des habitant-e-s !

(une seule personne n'est pas cachée sur cette photo, c'est un flic en civil... Saurez-vous le retrouvez ?)

Nous reproduisons ici le communiqué de quelques mal-logéEs et leurs soutiens après la manifestation à laquelle nous appelions pour la régularisation et le relogement des habitant-e-s expulsé-e-s ou menacé-e-s d'expulsions à Saint-Denis. Nous appelons le plus grand nombre de personnes à venir discuter des suites avec les collectifs en lutte et les associations, collectifs, syndicats et organisations (dont la CGA - RP) qui les soutiennent.

 

La rénovation urbaine ne se fera pas sur le dos des habitant-e-s !!

Ressentis de quelques un-e-s resté-e-s sur les marches devant la mairie après les évènements...

Aujourd'hui avait lieu une manifestation importante, à l'appel de nombreux collectifs qui souhaitaient obtenir la régularisation et le relogement, et
critiquent la rénovation urbaine à Saint Denis. On a essayé de se faire entendre. Si on reste chez nous, dans la cité, dans nos immeubles, dans nos squats, il ne se passe rien. Aujourd'hui la mairie est responsable de nos situations, notamment s'il se passe quelque chose là où l'on vit, un incendie par exemple. On espère qu'avec cette manif, on va aboutir à quelque chose. Certain-e-s ont des papiers, d'autres pas, mais tout le monde veut des logements.

Aujourd'hui il y avait entre 150 et 200 personnes dans les rues, et encore 80 vers 19h30 lorsqu'on est entré dans la mairie. C'était un grand succès,
une marche très festive, et très soutenue par les habitant-e-s de Saint-Denis.

On est allé-e-s à la sous préfecture pour être reçu-e-s, mais sans succès.
On est donc revenu-e-s à a mairie, en pleine inauguration d'une exposition photo avec un buffet, avec beaucoup de notables de Saint-Denis qui n'ont pas bougé d'un poil. On a enfin vu le maire que l'on cherchait depuis deux mois. Il a essayé de s'échapper et a refusé de nous recevoir.

On voulait un rendez-vous, mais Francis Langlade, un élu, nous a dit que ce n'était « pas les circonstances adéquates ». On est rentré-e-s dans la
mairie, pour insister un peu, en chantant et en dansant. Les policiers nous ont jeté-e-s dehors comme des chiens. Les policiers ont été violents
pour disperser les gens, on a un peu résisté. Les policiers nous ont donné des coups de genoux, de taser et ont envoyé du gaz lacrymogène. Ils nous visaient avec des flashball. Une personne a été menacée par une policière, une autre personne a pris des coups dans le dos et est partie à l'hôpital. Plusieurs personnes sont tombées, une personne a reçu un coup de poing dans la bouche, il est parti à l'hôpital.

Ca ne fait que commencer, et on ira jusqu'au bout.

On se retrouve demain mardi 28 à 19h à la bourse du travail de Saint-Denis pour discuter.