Samedi, 8 Novembre, 2014 - 14:00 - 16:00

Manifestation contre les violences d'Etat

Suite à la mort de Rémi Fraisse, le 25 octobre dernier, des mobilisations ont lieu en France et ailleurs, partout où la douleur d’apprendre la mort de quelqu’un sous les coups de la police est insupportable. Mardi 4 novembre, le pouvoir a finalement répondu à la colère qui monte : les travaux du barrage reprendront, la zone du Testet sera évacuée, on efface tout et on continue...

La mort de Rémi est la conséquence logique et inévitable des méthodes de "maintien de l'ordre" (l'ordre social) qui sont développées contre les mouvements populaires. Dans une période où nos conditions d'existence s'aggravent toujours plus, contenir les révoltes populaires devient une nécessité pour l'Etat, quelqu'en soit le prix à payer. La violence d'Etat contre la rue s'assume de mieux en mieux et la semaine qui a suivi la mort de Rémi en est la preuve : un oeil crevé (un de plus) à Blois, un nez arraché à Nantes, des coups de pression aux organisateurices de manifestations, un dispositif militaire et des centaines d'arrestations arbitraires à Paris.

Cette semaine, une AG réunissant près de 300 personnes a permis de continuer l'élan de solidarité et de rage contre les violences d'Etat et en particulier celles de la police et de la gendarmerie. Deux journées de mobilisation dans les lycées ont permis de voir les premières véritables manifestations à Paris contre les violences policières depuis la mort de Rémi et de réunir plusieurs milliers de personnes à chaque fois, bien au-delà des lycéen-ne-s, puisque nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui cherchaient un endroit où exprimer leur colère contre cet assassinat.

La journée de samedi sera chargée. Une manifestation nationale est appelée à Toulouse par les opposant-e-s au projet de barrage au Testet, dont faisait partie Rémi. Pour celles et ceux qui ne peuvent pas s'y rendre, une manifestation de soutien est organisée à Paris. A l'heure actuelle, nous ne savons toujours pas si cette manifestation sera interdite comme les autres ou non. Mais l'important n'est pas là : il faut maintenir la pression sur cet Etat assassin, ne pas tomber dans le suicide quotidien de la résignation et du fatalisme. Non, ce n'est pas normal qu'on meurt pour ses idées en France et encore moins sous les coups de la police !

Le rendez vous à Paris est à 14h à Bastille (mais ça risque de changer, en cas d'interdiction). Pour partir à Toulouse depuis Paris, contacter le mail paris-testet @@@ laposte.net

Le tract de la CGA est à paraître dans les heures qui suivent...

En attendant, le communiqué de la CGA est ici et on trouve plein d'infos sur Paris-luttes.info

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