Dimanche, 2 Février, 2014 - 14:30 - 16:30

À Saint Denis comme ailleurs, à qui profite la rénovation urbaine ?

Nous relayons cette réunion publique qui aura lieu dimanche après-midi, à propos des luttes contre la gentrification, à Saint-Denis notamment. Elle aura lieu au Centre Social Autonome l'Attiéké, auquel participent les militant-e-s de la CGA de la région parisienne, lieu de vie et d'activité politique, occupé depuis octobre pour s'organiser face à la chasse aux pauvres menée de concert par les autorités locales (mairie FdG de Saint-Denis et communauté d'agglomération Plaine Commune) et l'Etat. Face aux proprios, aux marchands de sommeils et aux autorités qui organisent la rénovation urbaine anti-pauvres, soyons nombreu-x-ses! Organisons-nous pour résister !

 

(Le tract d'appel est en téléchargement à droite de cette page)

 

Réunion publique du collectif "Plaie Commune" le dimanche 2 février à St Denis au centre social autonome Attiéké, bâtiment occupé, 31 boulevard Marcel Sembat à Saint Denis (Gare de Saint Denis ou Métro 13 Porte de Paris) à partir de 14h 30.

« Notre objectif est de reprendre possession des commerces. En même temps que nous mettons de la diversité sociale dans les immeubles, nous voulons la diversité des commerces […] Nous ne voulons pas des rues, des quartiers où 60 à 70% des commerces sont des sandwicheries, des taxiphones et des coiffeurs à 10 francs »
C’est par ces propos que Stéphane Peu, premier adjoint au logement et président de Plaine Commune Habitat, qualifiait jeudi 21 novembre les commerces de proximité de la gare de Saint-Denis.

Avec les plans successifs de rénovation urbaine et depuis le lancement du Plan de rénovation du centre ville (PNRQAD) en 2010, la volonté des autorités (mairie, Communauté d’agglomération, Etat…) est claire : Au prétexte de lutter contre l’insalubrité et de rénover les logements, les transports et les commerces, elles opèrent un profond changement de population :

  • Les expulsions se multiplient, jetant de nombreuses personnes à la rue sans solution de relogement.
  • Contrairement aux effets d’annonce des hommes et femmes politiques, les plans de rénovation s’accompagnent d’une baisse du nombre de HLM accessibles aux plus bas revenus.
  • À La Plaine, les sièges sociaux des grandes entreprises remplacent les industries et les cadres venant de Paris remplacent les anciens ouvriers, expropriés.
  • Un arrêté municipal, reconduit pour un an, interdit à 70 commerces du quartier de la gare d’ouvrir après 20 heures. C’est un véritable couvre feu qui étouffe les commerçants.

Dans tous les quartiers, une même logique est à l’œuvre : changer le visage de Saint-Denis en chassant les populations les plus pauvres.
Face au mépris de classe affiché par la mairie et devant les interrogations légitimes de la population, des habitant.e.s s’organisent. Un bâtiment laissé vide pendant deux ans, est occupé depuis le mois d’Octobre par un collectif qui en fait aujourd’hui un lieu d’habitation, d’organisation et de lutte.

Face aux problèmes de logement et aux politiques de rénovation urbaine, Le collectif Plaie Commune organise une rencontre pour échanger nos infos  et imaginer des stratégies de luttes.

Venez nombreux et nombreuses Dimanche 2 février à 14h30 au 31 bd Marcel Sembat, St Denis, bâtiment occupé.

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