mer 22 janvier 2014

Soutien aux 5 de Barcelone

Le 15 mai 2013, Yolanda, Silvia, Juan, Xabier et José ont été arrêtéEs dans leurs maisons, dans la province de Barcelone, sur ordre de l'Audience Nationale Espagnole, lors d’une opération policière qui a eu pour conséquence, au-delà des contrôles, d’entraîner la destruction et la saisie de matériel dans divers sièges d’organisations anarchistes catalanes.

AccuséEs d'appartenance à un groupe terroriste, d’exaltation du terrorisme, de détention de substances explosives, on leur a imposé la prison préventive qu'elles et ils ont accomplie dans divers prisons Madrilènes, loin de leurs parentEs et amiEs, sous la classification des Fichiers Internes de Suivi Spécial de troisième degré.

Les faits sur lesquels s’appuient de telles accusations sont :

1. la participation supposée de ces cinq camarades anarchistes à des pages de Facebook (le Drapeau Noir et Front Solidaire de Barcelone, entre autres) que le Ministère public et les corps de police considèrent comme des « bandes terroristes » - bien qu’ils n’aient pas pu démontrer les activités incriminées ailleurs que sur les « réseaux sociaux »

2. et leur présence lors de manifestations au cours desquelles se produisirent des incidents et la diffusion d'opinions « qui avaient comme finalité de diffuser l’idéologie subversive, afin d’inciter et/ou de commettre des faits délictueux contre l’État et les intérêts capitalistes »  (Ordonnance du 17 mai 2013).

Par ailleurs, le Ministère public considère que le matériel saisi dans leurs foyers renforce ces accusations : drapeaux et tee-shirts avec une iconographie anarchiste, livres de philosophie libertaire, de l’essence dans le garage, vis de diverses catégories, pétards valenciens et feux d’artifice dont la commercialisation est légale (les fameux explosifs). Il est clair que nos camarades font l'objet d'un durcissement sans précédent des méthodes de criminalisation du Mouvement Anarchiste en Espagne, Les accusations frisant le ridicule auxquelles sont soumises les 5 de Barcelone mettent en évidence, encore une fois, le peu de validité du système politique actuel, l’impérieuse volonté répressive de la classe dominante et "l'ADN" profondément fasciste de l'État Espagnol,

Si nos cinq camarades Yolanda, Silvia, Juan, Xabier et José ont depuis été relâchéEs, leur caution se monte à 50 000€ et ils/elles restent sous le coup de condamnations pouvant aller jusqu'à 45 années de prion,

En conséquence, la Coordination des Groupes Anarchistes (CGA - France) affirme sa solidarité avec les 5 de Barcelone et appelle à la solidarité, notamment financière, de tous celles et ceux qui, comme nos 5 camarades, repoussent cet injuste système économique, politique et social établi.



Le 20 Décembre 2013

Relations Internationales de la Coordination des Groupes Anarchistes

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