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Le projet de  loi du gouvernement Rajoy sur (contre) l’avortement, a démontré que la Réaction n’accepte jamais les conquêtes pour nos libertés en général, et en particulier quand il s'agit de celles des femmes. Il nous est donc apparu intéressant de revenir sur le projet de loi espagnol, de faire un petit tour d'actualité européen, avec un focus sur la France, et de réaffirmer le pourquoi de notre revendication d'un avortement libre et gratuit.

Le projet de loi espagnol

Le gouvernement réactionnaire espagnol dirigé par Rajoy a adopté un projet de loi visant à supprimer purement et simplement le droit des femmes à décider librement d'interrompre leur grossesse. Annulant la loi de 2010, ce projet de loi restreint en effet le droit à l'avortement à deux cas précis. Le premier, en cas de risque de grave danger pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme. Mais le texte impose que le diagnostic soit émis par deux médecins différents et étrangers à l’...

Aborder dans un article d’IAL la question des dernières élections municipales et européennes nous conduit, dans un premier temps, à donner les raisons fondamentales qui nous éloignent de pratiques politiciennes. En effet, ces dernières n’ont jamais permis les moindre changements quand il s’est agi d’envisager des alternatives aux systèmes d’exploitation, d’aliénation, de domination, d’exclusion, etc.

Élections et abandon de souveraineté…

Nous refusons les élections car la « représentation politique » entraîne la confiscation et la déformation de la parole et de la volonté des individus. C’est un système qui, sous couvert de démocratie, interdit dans les faits aux  opprimé·e·s la possibilité de se représenter elles et eux-mêmes, sans intermédiaire.
Nous refusons de participer à un système pernicieux, car ne pas le rejeter implique automatiquement un renforcement de la légitimité de toutes les entités qui pérennisent  toutes les dominations.
Nous...

Ce texte a été distribué sous la forme d'un tract du groupe de Lyon de la Coordination des Groupes Anarchistes durant la marche des fiertés LGBT lyonnaise du samedi 14 juin 2014.

 

En 1969, aux États-Unis, des émeutes éclatèrent en réaction à une des nombreuses descentes de police qui visaient ce qu'on appelle aujourd'hui la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bissexuel·le·s, trans). Par cette répression violente et quotidienne, officielle (descentes de police, contrôles d'identité, refus de laisser l'accès à des droits élémentaires,...) ou officieuse (coups, insultes, discriminations à l'embauche, viols, bannissements des familles, humiliations, moqueries...), la société entendait bien  renvoyer les LGBT à  leurs placards. Si les modes de répression sont parfois plus insidieux, la situation n'a pas tellement changé.

État des lieux

Depuis que la loi autorisant le mariage aux couples d'homosexuel·le·s et l'adoption dans ce cadre est...

Les marches des fiertés font partie du calendrier militant des luttes LGBT et féministes, ainsi que plusieurs autres moments de visibilité, de commémoration et de revendication qui ont lieu tout au long de l'année.

→ Le 8 mars : la journée internationale des droits des femmes, qui existe depuis le début du XXème siècle. Cette journée est dépolitisée par certains médias et publicitaires qui la rebaptisent « journée de la femme » pour mieux vendre bouquets de fleur, bijoux et parfums. Malgré le feu d'artifice habituel de blagues misogynes décomplexées lors de cette journée, les féministes sont chaque année dans la rue, que ce soit dans des cortèges mixtes ou en se réappropriant l'espace public lors de marches de nuit en non-mixité.

→ Le dernier dimanche d'avril : la journée du souvenir des victimes et des héros de la déportation. Il s'agit de porter le souvenir de la déportation pour motif d'homosexualité qui n'est toujours pas reconnue officiellement par la République...

Il y a un an, Clément Méric tombait sous les coups des fascistes à Paris. Trois mois après, en Grèce, Pavlos Fyssas, rappeur et militant antifasciste, est assassiné par les néo-nazis d’Aube dorée. Un an après, de nombreux rassemblements et manifestations ont commémoré la mort de Clément, celle de Pavlos mais aussi celle des nombreuses victimes anonymes des crimes racistes, homophobes, sexistes ou antisémites perpétrés par les fascistes. Pourtant, malgré ces manifestations nombreuses et parfois massives (près de 8000 manifestant·e·s à Paris), quel bilan peut on tirer de ces « un an » ?

Des groupes dissous toujours présents

On se souvient que Manuel Valls, alors Ministre de l’Intérieur, avait pris cinq minutes, entre deux circulaires racistes, pour interdire l’Œuvre française et les Jeunesses nationalistes. Un an après, les groupes dissous sont toujours présents. On y retrouve toujours les mêmes militants, les mêmes chefs : Ivan Benedetti et Alexandre Gabriac. L'...

Depuis quelques années, nous sommes entré·e·s dans une période politique bien sombre. Les offensives antisociales de l’État, éternel serviteur de nos exploiteurs, se suivent et ne se comptent presque plus. Les réflexes de solidarité de classe, et parmi eux le plus important de tous, la grève, semblent se perdre peu à peu. Les idées réactionnaires, qu'elles soient racistes, sexistes, homophobes ou transphobes, semblent rencontrer chaque jour plus d'échos dans la société.
La résurgence des activismes d'extrême-droite à travers la multiplication des agressions politiques et la libération de la parole raciste doit nous alerter. Récemment, de nouvelles limites ont été franchies avec une agression fasciste à coup de couteau à Lyon et une à l'arme à feu à Clermont-Ferrand. Les propos racistes de Paul-Marie Couteaux, tête de liste FN dans le VIe arrondissement de Paris pour les municipales, qui suggère de «_concentrer_» les Roms (qu'il qualifie de «_lèpre_») «_dans des camps_», comme...

Depuis une trentaine d'années, les gestionnaires politiques de droite comme de gauche mènent une offensive capitaliste libérale en faveur des classes possédantes et dirigeantes, au détriment de la grande majorité de la population. Avec la crise, les attaques capitalistes s'accélèrent et se durcissent dans le but de préserver les marges de profits des entreprises, et ainsi de satisfaire le patronat et les actionnaires. Hollande et son gouvernement mènent sans surprise cette même politique, se masquant à peine derrière un « dialogue social » de façade. Depuis le début du quinquennat, le retour à la croissance par le renforcement de la compétitivité des entreprises et la rigueur budgétaire sur les dépenses publiques sont en effet leurs seuls mots d'ordre. Ainsi, les cadeaux au patronat s'enchaînent, que cela soit par les allègements de charges fiscales ou par la destruction des droits des travailleur·se·s, via la loi dite de « sécurisation de l'emploi ». De l'autre côté, c'est la...

Le 6 avril 1994, l'avion présidentiel de Juvénal Habyarimana (président du Rwanda) est abattu par un missile d'origine inconnue. Le Hutu Power utilise cet incident pour liquider les quelques forces d'opposition et commencer le génocide de la minorité tutsi. En trois mois, les Mille Collines verdoyantes se couvrent du sang du million de Tutsi·e·s assassiné·e·s.

Le génocide tutsi : la solution finale pour le régime raciste hutu de se maintenir au pouvoir

Le régime au pouvoir à la veille du génocide est l'héritier du Parmehutu, parti politique raciste hutu  appuyé par l’État Belge lors de la décolonisation, car l'élite intellectuelle anticolonialiste était majoritairement tutsie. Depuis l'indépendance, l’État rwandais est ségrégationniste et favorise régulièrement la tenue de pogroms contre « la menace tutsi ». Dans les années 60-70, de nombreux·ses Tutsi·e·s et opposant·e·s hutu·e·s s'exileront notamment en Ouganda.
À la fin des années 80 se constitue le Front...

En France, 500 000 personnes sont confrontées chaque année à l'incarcération d'un·e proche. Paru en novembre 2013, le Guide à l'usage des proches de personnes incarcérées est un outil pratique élaboré par et pour des proches de prisonnier·e·s.

En solidarité avec les proches

L'arrivée en prison d'un·e proche est une situation complexe et souvent inattendue ; source de problèmes juridiques, sociaux et pratiques, ainsi que de multiples angoisses. Peu nombreuses sont les ressources disponibles : quelques sites Internet et forums de proches... Il existe également de la documentation et des accueils (dans certaines prisons) destinés aux proches, qui présentent le désagrément d'être une répétition, souvent infantilisante, des réglements et des discours de l'institution carcérale. Dans tout cela, pas ou peu de place pour les luttes, l'échange d'astuces, la solidarité.
Le Guide à l'usage des proches de personnes incarcérées a été rédigé par un collectif...

 

Pourquoi une campagne libertaire antifasciste ? Et dans quel but ?

La recrudescence des actes à caractère fasciste ou fascisant nous a conduits à nous interroger sur la nécessité d’y apporter une réponse appropriée. Des mobilisations antifascistes ont fait suite aux démonstrations du style  « manifestations pour tous » ou « jour de colère ». Ces mobilisations ont d’abord fait écho au meurtre de Clément Méric  le 5 juin 2013, et de manière plus large aux agressions sauvages perpétrées par des militant·e·s d’extrême droite à Clermont-Ferrand, à Lyon, à Montpellier, à Toulouse etc. À côté de l’apparition de divers comités antifascistes élargis à Lyon, à Montpellier, à Paris, à Clermont-Ferrand, à Perpignan… il a manqué une coordination à la mesure de la menace de ce retour de la violence fasciste sur le terrain, dans la rue. La plupart des organisations du Mouvement libertaire se sont réunies à plusieurs reprises afin d’apporter une réponse collective à...