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Après l'entrée bien écœurante « loi Fioraso et continuité de la casse sociale à la fac » dans le précédent numéro d'IAL, passons au plat suivant « loi Fioraso et menace dans le travail social ». Car cette loi produit aussi des effets sur la formation des travailleur·se·s sociaux·ale·s.
L'apprentissage des métiers du social (entre autres moniteur·trice éducateur·trice, éducateur·trice spécialisé·e, assistant·e de service social) s'effectue en alternance (cours + stages) pendant une durée de deux ou trois ans. Les stages sont plus ou moins longs selon la filière et le stade de la formation. Pour rassasier ces affamé·e·s d'étudiant·e·s, certains stages sont rémunérés. Mais là, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne ni servi à la même table. En effet, seul·e·s les employeur·se·s du secteur privé (entreprises, associations) et des organismes publics de l’État sont actuellement tenu·e·s légalement de gratifier les stages d'une durée supérieure à deux mois1.
A propos du...

En décembre 2013, le groupe Albert Camus prenait l'initiative de créer un espace d'échanges et de débat autour de l'anarchisme, et lançait cet appel :

 

Les anarchistes défendent la liberté individuelle dans le cadre d'une organisation collective de la société. Ils/elles prônent l'émancipation sociale, la fin de l'exploitation capitaliste de l'humain, de son milieu naturel, et la suppression de toutes les dominations qui hiérarchisent et oppriment les individu·e·s. Les valeurs sociales défendues par les libertaires ne sont pas de simples idées abstraites : elles sont issues de la réalité sociale, et orientent notre pratique politique dans la lutte concrète contre les inégalités sociales. Ils/elles veulent donner du sens à l'activité humaine et ne pas être subordonné·e·s à de quelconques hiérarchies ou classes sociales. A ce titre, on retrouve les anarchistes dans les combats antimilitaristes, féministes, antifascistes, pour la justice sociale, l’écologie,...

Le jeudi 28 novembre, on nous a annoncé la baisse du chômage. La subtilité consiste à ne compter que les chômeur·se·s de catégorie A (sans activité), car le chômage globalement n'a pas baissé... On nous a fait une première fois le coup de la fameuse « inversion de la courbe du chômage » au mois d'août. Depuis on sait ce qu'il en était. Non, nous ne sommes pas sorti·e·s de la crise dont les capitalistes sont responsables…

Pour comprendre ses conséquences, nous aurons dans ce numéro un éclairage sur la situation en Grèce où là aussi, contrairement aux annonces, les choses ne vont pas vraiment mieux…

La régression sociale nourrit la montée du fascisme, l'exemple grec illustre parfaitement cela. Heureusement, face à ce péril, des résistances s'organisent. En France, les mêmes causes produisent évidemment les mêmes effets. Malgré la saine mais trop fugace et isolée réaction des lycéen·n·es pour s'opposer aux expulsions de leurs camarades étranger·e·s, le...

Lundi 2 septembre 2013 à Clermont-Ferrand, veille de rentrée scolaire, 360 personnes (hommes, femmes et enfants) ont été jetées à la rue. L’ANEF631, ne recevant plus d’aides de l’État depuis 6 mois s’est trouvée dans l’incapacité de payer les hôtels hébergeant les demandeur·se·s d’asile, personnes isolées, femmes victimes de violences conjugales et sans domicile fixe qu’elle finançait jusqu’alors. De son côté, l’État a tenté d’invoquer une mauvaise gestion de l’association alors qu’une convention passée avec l’ANEF lui impose un « devoir d’accueil inconditionnel ». L’hébergement hôtelier a coûté 2 millions d’euros à l’ANEF, mais la dotation de l’État qui doit servir à rembourser l’association n’était que de 150 000 euros. Après saisie du tribunal administratif en référé par 24 familles jetées à la rue, le préfet s’est vu enjoint de proposer à 17 d’entre elles un hébergement adapté dans un délai de 72 heures. L’État a donc débloqué 400 000 euros. Soit à...

Ce n'est un secret pour personne, depuis plusieurs décennies, l'État, qu'il se revendique socialiste ou ouvertement libéral, ne s'est jamais privé pour taper sur tout ce qui s'avère toucher de près ou de loin au social, et dans cette logique, les universités, lieu d'éducation théoriquement accessible au plus grand nombre, ne dérogent pas à la règle.

Dans la continuité d'une volonté politique d'appliquer l'austérité au niveau de l'Europe, les capitalistes ont décidé d'unifier l'enseignement dans toutes les facultés européenne en nivelant par le bas, avec l'application de ce que l'on appelle le processus de Bologne. Les conséquences directes de ce processus sont l'adoption de plusieurs réformes depuis une décennie, à savoir la réforme LMD (Licence Master Doctorat), LRU (loi relative aux libertés et responsabilités des universités, ou loi Pécresse) et, dans la continuité du précédent gouvernement (au même titre que la réforme des retraites 2013) la loi ESR (pour Enseignement...

Sept heures du matin, le réveil sonne... Préparation rapide, et nous voilà déjà au lycée, au collège, pour suivre les leçons de la journée... Mais quelles leçons ?

Car l'éducation, au-delà de l'avancée considérable qu'elle représente par rapport au siècle dernier, est aussi l'outil utilisé par l'Etat pour inculquer aux jeunes les valeurs du système capitaliste. Apprentissage de la soumission, déformation de l'histoire... Tout est fait pour que les jeunes ne développent pas un esprit critique en dehors des marges accordées et apportées par ce qu'est le système scolaire aujourd'hui. Il ne s'agit pas ici de critiquer le travail du personnel d'éducation qui, souvent, fait de son mieux avec ce qui est imposé par le ministère. Mais c'est un fait incontestable, l'éducation française est au service du capitalisme. 

D'abord, parce que dès l'enfance on nous apprend la soumission : la soumission à l'individu, aux règles, aux normes... Le/la professeur·e, d'abord appelé·e «...

Ça n'aura échappé à personne, les élections municipales sont de retour. Elles auront lieu fin mars 2014 et comme un malheur électoral n'arrive jamais seul, les élections au parlement européen se tiendront fin mai de la même année. L'affaire est entendue : nous allons subir une campagne électorale permanente jusqu'à l'été prochain, ça promet. De fait, ça ne vous aura pas échappé non plus, la campagne a démarré depuis un bon moment, les équipes en place y vont toutes de leur bilan… positif évidemment. Les élus et les partis de tous bords ne pensent qu'à ça : être réélus, ne pas perdre un pouce de terrain, prendre des mairies, faire un meilleur score que la fois d'avant,... Les discours, les projets sont suspendus aux prochaines échéances électorales. Il est urgent de ne rien faire si on n'a pas commencé et de finir si on n'a que trop traîné.

Le système est ainsi fait qu'à peine terminée une joute électorale, une autre se profile à l'horizon, plongeant les citoyens dans un...

Alors qu’EDF et AREVA ont annoncé ce 21 octobre, la construction de 2 nouveaux réacteurs de troisième génération EPR1 en Angleterre, que deux autres EPR sont en construction en Chine depuis 2007 et que celui de Flamanville est en chantier, c'est un silence assourdissant qui plane sur les suites de la plus grande catastrophe nucléaire mondiale : Fukushima. Les grandes promesses électorales de « transition énergétique » seront bien difficile à honorer avec le seul démantèlement de la centrale de Fessenheim. Voici un état des lieux de ce qu'implique tant au niveau sanitaire, environnemental, que politique l’énergie nucléaire.

Risque radioactif : de quoi parle-t-on ?

Depuis plusieurs années déjà, de nombreux travaux scientifiques indépendants sur les effets de la radioactivité dans la région de Tchernobyl convergent vers le pire des scénarios sanitaires que l'on pouvait craindre. En effet, la particularité du danger radioactif...

Dans la galaxie nucléaire, outre l'armement et la production d'énergie, existe la partie relativement peu abordée du nucléaire médical, utilisé dans la détection ou le traitement de troubles (de la radiographie au traitement de certains cancers) cette source de rayonnement serait celle à laquelle la population est la plus exposée1. Les technologies du nucléaire médical présentent de gros risques  : irradiation des patient-es, sur-irradiation en cas de mauvaises manipulations, production et manipulation des isotopes (les principales sources de rayonnement médical), traitement des déchets,... Actuellement la production d'isotopes se fait grâce à des réacteurs nucléaires dits de « recherche », avec des risques identiques à n'importe qu'elle centrale.

Cependant des alternatives existent comme le cyclotron qui est un accélérateur de particules permettant de produire de l'isotope médical, dont les plus fréquemment utilisés2 et réputés à « vie courte » (quelques heures) sans...

Cet article est issu des réflexions et discussions des militant·e·s du groupe de la Haute-Savoie de la Coordination des Groupes Anarchistes. Il ne prétend pas refléter la position de l'ensemble de la CGA, mais a pour vocation de présenter des pistes par rapport au système monétaire.

Qu'est-ce que l'argent ?

Le terme « argent » est employé ici pour désigner la monnaie sous sa forme de pièces ou billets. Historiquement, l'argent apparaît il y a environ 5000 ans pour favoriser les échanges économiques. Il prend alors la forme de pièces ou piécettes de métal. L'argent n'est pourtant pas le premier moyen d'attribuer une valeur à ce que l'on veut échanger. Auparavant et simultanément, on utilisait toute chose considérée comme rare, donc précieuse, comme les coquillages, le sel, les métaux... Certaines sociétés humaines sont ainsi passées du troc (échange direct entre deux objets) à la monnaie d'échange, c'est-à-dire qu'elles ont déterminé la...