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Depuis quelques années, le système capitaliste est entré dans ce qu'il convient d'appeler une crise d'adaptation. Rares sont celles et ceux qui croient encore que ce système s'effondrera un jour de lui-même, naturellement. S'il passe cette période de crise avec succès (on ne lui souhaite pas !), il est probable que de nouveaux arrangements internationaux aient lieu, que certaines classes dominantes perdent du pouvoir et que d'autres, notamment celles des pays dits « émergents », en gagnent. Quelque soit la façon dont les cartes seront redistribuées, il est certain que nous n'y gagnerons pas au change. Pour nous, pour toutes les personnes qui étaient déjà exploitées, dominées, opprimées avant cette crise, il n'y aucun avenir meilleur possible dans ce système.

Ces dernières années, la Grèce est devenu l'un des terrains de jeu favoris des classes dominantes. Elles y expérimentent les mesures qui viendront frapper ensuite les peuples des autres pays européens. Loin d'...

La publicité est le vecteur de l'idéologie du système capitaliste, elle porte en elle l'apologie de la société de consommation et de la culture de masse. Son but est de vendre et rien d'autre1.

Omniprésente, elle est tentaculaire, aucun lieu ne lui échappe, aucun regard ne peut l'éviter. Qu'on le veuille ou non, la publicité a un impact énorme sur les consciences : intégration consciente ou non d'images et/ou de slogans2.

Pour être efficace, la publicité s'appuie sur les codes sociaux normatifs existants. Elle se sert du domaine de l'émotionnel, dans lequel nous sommes tou·te·s vulnérables, afin de nous influencer et nous conditionner pour consommer. La principale technique publicitaire consiste à susciter un désir qui sonne comme une promesse d'accéder au bonheur s'il est assouvi. Ce désir deviendra une frustration volontairement créée et entretenue par la publicité. La publicité étant un leurre, elle ne peut combler aucun désir. Cette frustration pourra ainsi...

En cette rentrée de septembre 2013 (mais c’est quasiment toujours la même chose), les raisons de lutter sont nombreuses, pléthoriques même. La question qui se pose en réalité, ce n’est donc pas de savoir s’il va nous falloir lutter, mais pourquoi et avec qui ?

Commençons par le dossier des retraites. La réforme concoctée par le gouvernement de gauche se propose de rétablir, à terme, la balance entre cotisations et prestations. Avec le gouvernement précédent, de droite, la pilule avait été amère. Il semble que celle-ci aura le même goût. Celles et ceux qui devront payer la note, aujourd’hui comme hier : vous, nous, les sans grade. Les forces « politiques » ne s’intéressent pas au bien-être des populations, mais avant tout à maintenir à flot un système inégalitaire, un système dans lequel les richesses finissent toujours dans les mêmes poches.

Quant aux directions syndicales, elles se limitent à une dénonciation de façade et à des mouvements sans...

 

 

La nouvelle réforme que propose le gouvernement n'a rien de juste et d'équilibré. Dans la continuité des réformes des années 1993, 2003 et 2010, elle a pour but de favoriser les profits des capitalistes, en diminuant la part des richesses redistribuée aux salarié·e·s, qu'ils/elles soient à la retraite ou non. L'enjeu pour les capitalistes est de rendre la capitalisation incontournable en cassant le système par répartition jusqu'à ce qu'il ne donne plus aucune garantie de percevoir une pension décente. Ils espèrent ainsi voir grossir leur capital par les épargnes individuelles pour en tirer plus de profits, tandis que la majorité des personnes âgées seront condamnées à la pauvreté et amenées à accepter des contrats précaires et des salaires de misère pour subvenir à leurs besoins.

Une réforme qui réduit encore le niveau de vie des salarié·e·s et retraité·e·s

Dans le prolongement de la loi Fillon de 2003 qui prévoyait l’allongement de la durée...

 

La lutte antifasciste consiste à lutter contre les groupes et mouvements fascistes, et leurs idéologies nationalistes, racistes et xénophobes. Là-dessus, tout le monde s'accorde. Néanmoins, il est au minimum une composante de l'idéologie fasciste pour laquelle la réponse antifasciste semble encore à construire : l'oppression des femmes.

Car sans surprise, les idéologies fascistes donnent une place bien définie aux femmes et s'occupent de leur devenir. Au centre des valeurs défendues, la famille sert d'argumentaire favori pour établir les inégalités entre les hommes et les femmes. Basée sur un schéma hétérosexuel et patriarcal, la famille version fasciste assigne les femmes (« la femme ») aux fonctions de procréatrice, de mère, et de ménagère, assurant également le « repos du guerrier » en assouvissant ses désirs sexuels. Rien de ce qui constitue le féminisme et ses luttes n'entre dans le tableau fasciste. Il en est ainsi avec l'ensemble des revendications d'...

 

La recherche de nouvelles sources d’énergies venant remplacer le pétrole conventionnel (dont la déplétion est en cours) se développe au niveau international. La position actuelle du territoire sur lequel nous nous trouvons est remise en question par cette configuration géo-politique nouvelle. Le discours de la crise, vient de plus en plus presser les cerveaux pour les faire baigner dans les eaux glacées du calcul égoïste.

Le discours de l’urgence devient une arme en soi, entraînant des difficultés de communication et de repères1. La décision dans l’urgence est contraignante, autoritaire et difficile. Pris par la vitesse, la ligne d’horizon diminue en liberté, tout en se renouvelant rapidement. Chaque décision qui pourrait paraître pertinente est rendue caduque l’instant suivant, le libre arbitre laissant place à la soumission ou a l’arbitraire2.

Seule la lutte paie

La loi qui empêche actuellement les exploitations n’est pas cadenassée, elle laisse...

 

L'Organização Anarquista Socialismo Libertário (OASL - Organisation anarchiste socialisme libertaire)1 a participé aux luttes de juin 2013 contre l'augmentation des transports à São Paulo et dans ses environs - Mogi das Cruzes, Marilia et Franca - qui ont entraîné un vaste mouvement social dans le pays. Les autres organisations liées à la Coordination anarchiste brésilienne (CAB) ont de même, dans d'autres États, contribué luttes. Début juillet, deux militants de l'OASL, Pablo Pamplona et Thiago Calixto, ont répondu aux questions de notre camarade sud-africain Jonathan Bane (Zabalaza Anarchist Communist Front).

Jonathan Bane : Comment les mobilisations ont-elles démarré ? Comment et par qui sont-elles organisées ?

Pablo Pamplona et Thiago Calixto : Les semaines précédentes, il y a eu plusieurs luttes significatives, comme la grève enseignante de l'État de São Paulo, qui a réuni des milliers de personnes en manifs, mais qui est restée sous le contrôle d'...

 

De nos jours, internet et l'ordinateur sont devenus des outils quasiment incontournables que l’on soit militant·e ou non. L’informatique et Internet sont omniprésents dans notre vie quotidienne (mails, horodateurs, caméras…). Ces nouvelles technologies peuvent être considérées aujourd’hui comme des outils de surveillance proche du célèbre roman d’anticipation 1984. Georges Orwell n’aurait peut-être pas imaginé lui-même que l’histoire lui donnerait autant raison : l’ère de la surveillance dans laquelle nous sommes entré·e·s est bel et bien facilitée par l’informatique. Comme toute technique, le système capitaliste s’est empressé de la contrôler pour la vider de son potentiel subversif. Par quels mécanismes le système capitaliste est parvenu à se réapproprier ces innovations ?

Naissance et développement d’internet : les hacker·euse·s face à l’État et l’armée.

Dès les années 1950, sous l’impulsion de l’armée, les premiers ordinateurs font leur...

 

Clément Méric était un jeune militant antifasciste et libertaire de la région parisienne. Le meurtre politique dont il a été la victime le 5 juin dernier démontre que malheureusement les antifascistes, et parmi eux et elles les anarchistes, avaient raison de craindre le pire. Voilà en effet plusieurs années que celles et ceux qui refusent de laisser l'extrême-droite proliférer sans réagir tentent d'alerter la population. Depuis au moins 10 ans, les agressions à caractère raciste et politique se multiplient d'année en année en France. Or, seuls les milieux militants antifascistes s'efforcent par tous les moyens de faire connaître cette réalité. Eux et elles seul·e·s, « tirent la sonnette d'alarme » pour mettre en garde la population depuis longtemps. Eux et elles seul·e·s, ont écrit ici ou là, qu'un jour les choses passeraient un cap : celui du meurtre. Et aujourd'hui, c'est malheureusement chose faite.

 

 

Où étaient les médias,...

 

La loi transcrivant l'accord National interprofessionnel (ANI) dit de « sécurisation de l'emploi » (sic), signé par le MEDEF et les syndicats jaunes CFDT, CGC, CFTC, a été adoptée le 14 mai, faute d'un rapport de force suffisant pour faire plier le gouvernement. Le Conseil constitutionnel a validé cette loi le 13 juin, l'ensemble des institutions bourgeoises se dépêchant d'habiller d'une caution « démocratique » le recul social sans précédent qu'elle représente pour les travailleuses et les travailleurs.

Malgré la gravité de cette attaque, la mobilisation n'a pas été à la hauteur de la riposte nécessaire. Nous pensons qu'il est nécessaire d'analyser les causes de cette mobilisation insuffisante, pour en tirer des bilans et développer une stratégie à même de développer le rapport de force nécessaire pour combattre le patronat et ses attaques dans la période.

Information insuffisante des travailleurs et travailleuses, propagande...