lun 1 novembre 2010

Après les retraites, l’IVG menacée : ce sont encore les femmes qui trinquent !

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Après les retraites, l’IVG menacée : ce sont encore les femmes qui trinquent !

De régressions en régressions...

Comme tous les services publics, les services de santé sont victimes de la logique économique capitaliste. Avec pour seul objectif la rentabilité au détriment d’un service gratuit et accessible à toutes et tous, la loi Bachelot prévoit la restructuration des hôpitaux, la limitation des actes chirurgicaux non rentables et des suppressions de personnel. Cet enterrement de l’hôpital heurte de plein fouet les centres IVG. Il se traduit par un travail à la chaine impliquant une véritable déshumanisation des soins (retard dans les rendez-vous et dépassement inévitables des délais, accompagnement impossible pour celles et ceux qui le souhaitent...)
Les femmes les plus démunies et les plus jeunes sont les premières victimes de cette régression, puisqu’il est bien plus difficile pour elles d’accéder à l’information et aux soins. De même, aller avorter en Espagne ou en Angleterre où les délais ne sont pas les mêmes, est beaucoup trop onéreux et reste donc réservé aux femmes qui en ont les moyens financiers . Dans ce domaine aussi, les inégalités économiques et sociales sont flagrantes et insupportables.

Nous voulons disposer de nos corps comme bon nous semble

Cependant, la question n’est pas seulement économique. La stigmatisation, la culpabilisation sont autant de pressions morales et sociales exercées sur les femmes. En condamnant fermement l’IVG, toutes les religions, alliées du pouvoir, alimentent cette culpabilisation et les lobbying religieux ne semblent pas perdre de leur vigueur (Sarkozy bénéficie des sollicitudes du pape, des députés ont déjà tenté de donner un statut au fœtus...). Nous avons toutes et tous intérêt à nous émanciper des valeurs conservatrices, relayées à travers des institutions ou des normes sociales telles que la famille, le mariage ou l’hétérosexualité.
Contre ces pressions les femmes doivent pouvoir décider pour elles-mêmes.
C’est à elle de choisir dans quelles conditions elles veulent ou non être mère et dans quelle sexualité elles veulent s’épanouir. Car il s’agit bien d’une question de choix et non de rôles sociaux ou pire,de « destinée ».
On l’a déjà dit, on veut choisir !
Avortement, contraception libres et gratuits !

VENEZ AU RASSEMBLEMENT LE SAMEDI 06 NOVEMBRE A 14H PLACE DE LA COMÉDIE

Premiers signataires : AL 34, CGA 34, CNT - UL 34, FASE, NPA 34, Pink Freaks, Sud Étudiant, des individu-es.