sam 24 janvier 2015

Edito

CGA

 Une nouvelle année de luttes à tous les niveaux (logement, travail, soins, antiracisme, antipatriarcat, solidarité internationale...) mais également une nouvelle année où les attaques ont fusé de toute part !

Que ce soit par le gouvernement dit « socialiste » qui a multiplié les révérences envers le patronat, et manié la répression face aux mouvements sociaux; par le MEDEF qui ne cesse de demander plus à ce dernier et qui ne sera satisfait que lorsque les 35 heures, les conventions collectives et le code du travail auront volé en éclat ; par les réactionnaires de tout bord qui avancent de moins en moins masqués et dont la violence a encore monté d'un cran.

Alors que faire ?

Pour commencer, nous allons continuer à expliquer inlassablement : 

- que le capitalisme c'est la crise !

Que ce système alterne des phases d'expansions dont tout le monde ne profite pas et des phases de crises qui permettent des attaques contre une grande partie de la population.

- que le capitalisme ne répond pas aux besoins de celle-ci (logement, soins, nourriture...) !

Sa seule « réussite » est d'enrichir une minorité et de faire payer les plus démuni·e·s grâce à des politiques toujours plus austères.

-que l'extrême-droite est une dangereuse et fausse solution car c'est la dernière ligne de défense du capitalisme !

Leur discours "anticapitaliste" de façade ne s'attaque pas aux bases du capitalisme, à savoir la propriété privée des moyens de production et de distribution, l'exploitation salariale et le profit. -que la « gauche de la gauche » ne propose que des impasses alternatives !

L'alternative proposée par les partis à la gauche du parti socialiste ne va pas plus loin qu'une régulation de l'économie par l’État, sans remettre en cause un système capitaliste destructeur. Il suffirait simplement de voter pour leurs candidat·e·s pour que notre sort s'améliore...

ET nous allons continuer à présenter notre projet de société libertaire avec acharnement pour qu'enfin ce modèle soit compris à sa juste valeur !

- que la mise en place d'un système égalitaire et libre ne peut se faire QUE sans gouvernement car donner le pouvoir à une minorité ne pourra jamais permettre la construction d'un système égalitaire.

  - que la première chose à faire est de développer des luttes pour refuser la dégradation de nos conditions de vie et organiser par nous-mêmes l'entraide et la solidarité. 

- et qu'ensuite, en finir avec la représentation "souveraine" où élus et forces économiques sont de connivence pour maintenir un ordre social basé sur l'inégalité et le profit !  Nous devons aller vers la démocratie directe et l'autogestion. De la commune à la région puis au niveau fédéral, avec des mandaté·e·s (révocables) pour exécuter les décisions prises en assemblée à chaque niveau.

Grâce aux luttes, il s'imposera comme une évidence qu'un système égalitaire ne passe que par la rupture avec le capitalisme : 

  La production des biens et des services doit être organisée par et pour la population : il est insensé les maillons les plus importants de la chaîne de production soient exploités et subissent la paupérisation, quand une minorité  de "décideurs" s'enrichit  davantage chaque jour!

 La production des biens et des services doit être organisée par et pour la population : il est insensé les maillons les plus importants de la chaîne de production soient exploités et subissent la paupérisation, quand une minorité  de "décideurs" s'enrichit  davantage chaque jour! Une société ne sera réellement démocratique que lorsque le plan politique et le plan économique seront gérés par les premiers et premières concerné·e·s.

  Organiser la vie en société sans rapport de domination ni politique, ni économique nous semble le meilleur moyen d'arriver à l'égalité économique et sociale et c'est ce que nous nous efforcerons de partager en 2015 !

Bonne lecture de ce n°102 d'IAL et bonnes luttes futures !