jeu 3 mai 2012

Qu'elle soit de gauche ou de droite, l'austérité capitaliste est à combattre !

Qu'elle soit de gauche ou de droite, l'austérité capitaliste est à combattre !

 

PAS DE SORTIE DE CRISE DANS LE CAPITALISME
Alors que les salaires des patrons du cac40 ont augmenté de 34 % en 2010 et 23 % en 2011, les gouvernements ont décidé de faire payer la crise à celles et ceux qui travaillent. La redistribution historique des richesses au profit du capital s'est intensifiée avec la crise. D'ailleurs, est-ce une crise ou un hold-up ? Après avoir été renflouées, sans contrepartie, à coups de milliers de milliards, les banques exigent - avec les autres préteurs des marchés financiers - des « sacrifices » toujours plus saignants. Et les gouvernements, qui sont sous leur dépendance, s'empressent de les effectuer. Ces plans d’austérité finissent le travail commencé depuis trente ans pour tuer les systèmes d’entraide (retraites, allocations chômage, sécurité sociale) et les protections légales contre l'arbitraire des patrons, issus des luttes de la classe ouvrière. Ils ont aussi pour but avoué de « comprimer la demande », c'est-à-dire de faire stagner ou diminuer les salaires, alors que nous continuons à produire toujours plus de richesse.


LPE CHACUN POUR SOI C’EST TOUT LE MONDE DANS LA MERDE. REPRENONS L’INITIATIVE !
La lutte de classes est plus d'actualité que jamais, sans quoi nous sommes condamné-e-s à voir ce qui reste de sécurité sociale et professionnelle disparaître. I l devient urgent de s'organiser à la base, dans nos lieux de travail et de vie contre les politiques d'austérité et de régression sociale qui risquent fort de se durcir dans les mois à venir. Quelque soit l'étiquette politique sous laquelle elles se cachent, ces politiques ne servent que l'intérêt des possédants. Les élections délèguent la mission de transformation sociale aux politicien-ne-s, et entretiennent l'illusion d'un changement par en haut.
Deux gouvernements « socialistes » (Grèce et Espagne) ont pourtant montré leurs réponses face à la crise. . . La seule vraie solution, c'est de sortir du capitalisme, et personne ne peut le faire à notre place. Notre force parle quand on arrête de trimer et qu'on croise les bras : quand on fait la grève générale reconductible ! C’est cette force qui a commencé à parler pendant le mouvement des travailleur/euses égyptien-n-es, ou celui des retraites.


DANS LE MONDE DU TRAVAIL, ORGANISONS L'ACTION DIRECTE DES TRAVAILLEUR/EUSES!
Attendre que les ordres viennent d'en haut, c'est laisser la place aux seules initiatives des dirigeants de l’intersyndicale, qui enterrent systématiquement les mouvements de grève générale reconductible, saucissonnent les luttes en empêchant que la colère se propage dans les autres secteurs, nous vendent la grève de 24h sans débouchés, sans aucun rapport de force. On le voit en Grèce : la révolte des exploité-e- s est contenue par les syndicalistes de cogestion qui l’orientent vers des grèves sans lendemain, empêchant tout rapport de force. C'est donc à nous, travailleur/ses en activité ou non de prendre l’initiative : personne ne le fera à notre place ! Contre le syndicalisme d’accompagnement, nous défendons un syndicalisme de lutte : pour que tous et toutes décident, sans délégation, à la base, dans les assemblées de travailleur/euses de villes, de quartiers, sans permanents syndicaux, refusant les hiérarchies, s’appuyant sur des mandats impératifs et révocables, et faisant vivre la solidarité de classe.
L'objectif ? Imposer le partage des richesses.


DES PROPOSITIONS ANARCHISTES POUR UNE ALTERNATIVE SOCIALE.
Et pourquoi pas aller plus loin ? Pour que la population satisfasse ses besoins, réalise ses désirs collectifs et maîtrise son destin, pourquoi les habitants et les travailleurs/euses ne contrôleraient-ils pas directement les outils de production et de distribution (champs, usines, machines, transports, etc. ) pour enfin décider quoi produire, comment et pour qui ? « La liberté sans le communisme c'est le privilège, l'injustice ; et le communisme sans la liberté, c'est l'esclavage et la brutalité », écrivait Bakounine. Le communisme libertaire, c'est le communisme ET la liberté. C'est aussi la solidarité locale, régionale et internationale par la fédération de ces territoires libérés. Des expériences comme la révolution espagnole de 1936 ou la lutte des communautés zapatistes au Chiapas montrent que ce projet de société est réalisable. Avec ces perspectives en tête, nous pouvons dès aujourd'hui intervenir dans les luttes sociales et s'organiser pour être plus efficaces et populaires que la gauche autoritaire ou gestionnaire, pour favoriser l'auto-organisation des luttes, les idées et pratiques de rupture avec le capitalisme. Résister et inventer ensemble nos propres solutions, sans politicien-e-s ou dirigeant-e-s pour confisquer nos rêves et nos luttes à leurs profits.

 

Encadré antifasciste
RIPOSTE SOCIALE FACE AU FASCISME ET À L’EXTRÊME DROITE!

Même si nous ne participons pas aux élections, le vote important pour le FN est à souligner car il révèle l’absence de perspectives d’une partie des exploitées. Pendant ce temps, les capitalistes préparent une éventuelle répression de la révolte sociale des travailleureuses à travers l’émergence de groupes fascistes désignant des boucs émissaires (illumlinatis, juifs, noirs, arabes, roms…) pour nous diviser. Ces groupes servent aussi de milices patronales là où la riposte des travailleur-euses est forte comme ça a été le cas à Lyon où des piquets de grève et une manifestation ont été attaqués par des groupes fascistes. La riposte doit se faire par les luttes sociales…


SORTIR DU CAPITALISME, C'EST POSSIBLE ET C'EST VITAL ! ORGANISONS LA RIPOSTE SOCIALE !

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